Coliques. -247
l’on vomit prefque tout ce qu’on prend, l’an-goiffe eft horrible, & les rêveries viennenttrès-promptement. Cette maladie tue en très-peu de jours.
§ 298. La feule façon de la guérir, c’eft:
i°. De faire une très-grande laignée au bras;elle diminue, prefque fur le champ, la féro-cité des douleurs, & elle calme les vomififements ; elle rend d’ailleurs les autres re-medes beaucoup plus efficaces. Souvent ilfaut la réitérer deux heures après.
2 0 . On donne , toutes les deux heures ,foit qu’il y ait de la diarrhée , foit qu’il n’yen ait point, un lavement, tait avec une dé-coction de mauve, ou d’orge & de l’huile.
3 0 . On fait boire au malade une grandequantité de lait d’amande N°. 4. , ou d’unetifane de fleurs de mauve, ou de celle d’orge,toujours tiedes.
4 0 . L’orn tient continuellement fur le ven-tre des flanelles trempées dans de l’eau tiede,& on les change toutes les heures, & mêmeplus fouvent; elles font feches prefque d’abord.
5 0 . Si le mal s’opiniâtre ; on met le ma-lade dans un bain d’eau tiede dont j’ai vules plus grands effets.
Quand la maladie eft finie , c’eft-à-dire,quand les douleurs font terminées , que lafievre a fini, que le malade reprend un peude force & de fommeil, il convient de lepurger, mais avec un purgatif très-doux. Deuxonces de manne & un demi-quart d’once defel de Sedlit^ , de Glauber ou cTEpfom, dif-fous dans un verre de petit-lait, purgent or-
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