146 Coliques.
une chaleur brûlante clans tout le ventre,quelquefois il a une diarrhée aqueufe , d’au-tres fois il eft plutôt rellérré, avec des vo-mifiements, ce qui eft très-fâcheux ; le vi-làge devient rouge , le ventre fe tend , onne peut pas le toucher fans augmenter cruel-lement les douleurs du malade, qui a, ou-tre les douleurs, une inquiétude extrême. L’al-tération eft très-grande , & la boiflon n’é-tanche point la foif; la douleur s’étend fou-vent jufqu’aux reins , où elle eft très-vive ;le malade urine peu, les urines font brûlan-tes &c rouges, il n’a pas un inftant de fom-meil, quelquefois il a des moments de rê-veries. Si l’on n’arrête pas le mal, après queles douleurs font parvenues au plus haut point,le malade commence à fe plaindre moins ;le pouls devient moins fort, moins dur, maisplus vite ; le vifage perd de fa rougeur, bien-tôt il pâlir, & le tour des yeux devient li-vide ; le malade tombe dans une rêverielourde , il perd entièrement fes forces ; levifage, les mains, les pieds, tout le corps,excepté le ventre, fe refroidiftent ; la peaudu ventre devient bleuâtre, il furvient desfoibleftès, & le malade périt. Il furvient fou-vent , un moment avant la mort, une éva-cuation abondante par les felles , de matiè-res extrêmement fétides, & c’eft pendantcette évacuation que l’on meurt, avec lesboyaux gangrenés.
Quand le mal attaque l’eftomac, les fymp-tôines font les mêmes, mais la douleur lefait fentir plus haut, au creux de l’eftomaç,