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Tome Premier (1770)
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243
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Fausses. 143

faut sen tenir à ces trois derniers remedes ,qui ont fouvent fuffî dans des cas affez gra-ves , & qui ne peuvent point nuire.

§ 292. Quand cette maladie attaque lesvieillards, quoiquils guériflènt en partie, ce-pendant ils ne fe remettent pas toujours en-tièrement ; & fi lon ne prend pas des pré-cautions, ils tombent aifément dans lhydro-pifie de poitrine.

§ 293. La faujje pieu réfie eft une maladiequi nintéreffe point le poumon, mais feule-ment la peau & les mufcles qui couvrent lescôtes. Ceft une humeur rhumatifinale, quife jette fur ces parties, & qui produifant desdouleurs très-vives , qui reffemblent à cellequon appelle point , a fait donner ce nomà la maladie.

On croit ordinairement parmi le peuple,& meme parmi beaucoup de gens dun au-tre ordre, quune fauffe pleuréfie eft plus dan-gereufe quune véritable, mais ceft une er-reur. Elle eft fouvent précédée dun frilTon,& prefque toujours accompagnée dun peu defievre, dune petite toux, & dune légère dif-ficulté de refpirer, qui naît, aufli bien que latoux, de ce que le malade fouffrant dans lesmouvements de la refpiration, les diminue au-tant quil peut ; ce qui fait quil samaftë un peutrop de fan g dans le poumon ; mais il na nilangoiffe, ni les autres fymptômes des vraiespleuréfies. La douleur sétend chez quelquesmalades, prefque fur toute la poitrine, & juf-ques à la nuque. Lon ne peut pas fe cou-cher fur le côté malade,

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