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Tome Premier (1770)
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244
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244 Fausse Pleurésie.

Cette maladie na pas plus cle danger quunrhumatifme , excepté dans deux cas. i°.Quand la douleur eft fi forte, que le ma-lade fait des efforts pour ne pas refpirer; cequi produit un engorgement dans le poumon.2 U . Quand cette humeur, comme toute au-tre humeur rhumatifinale , fe jette fur quel-que partie intérieure.

§ 294. Il faut la traiter tout comme le rhu-matifme (voyez § 168. & 169.)

Après la faignée, ou les faignées, un-ficatoire fur la partie, produit fouvent un très-bon effet; ceft véritablement lefpece de pleu-réfie dans laquelle il convient.

§ 295. Ce mal cede quelquefois à la pre-mière faignée, fouvent il fe termine, le troi-fieme, le quatrième, ou le cinquième jour, parune fueur abondante ; rarement il palfe le fep-tieme. Quelquefois il naît tout-à-coup aprèsune tranfpiration arrêtée; alors, fi dabord,avant que la fievre ait paru fk ait eu le tempsdenflammer le fang, on donne du faltrank,il guérit très-promptement, en rétabliflant latranfpiration. Ce font des cas femblables, oucelui § 96., qui ont acquis à ce remède la ré-putation quil a contre cette maladie ; répu-tation funefte, toutes les années, à plufieurspayfans, qui, trompés par une faufife reflem-blance, lemploient hardiment dans les vraiespleuréfies inflammatoires.