ÉRÉSIPELLES. 233
tinue à être très-forte, il faut donner, tou-tes les deux heures, & même plus fouvent,une cuillerée du remede N°. 10. -
11 eft très-utile, quand le mal eft à la tête,de baigner fouvent les jambes dans l’eau tiede;l’on doit même, s’il eft violent, appliquer desfinapifmes à la plante des pieds, j’ai vuceae-mede attirer fur les j ambes, au bout de qua-tre heures, un éréfipelle qui couvrait le nez£t les yeux. Quand le mal commence à fediflïper par la fueur, il faut l’aider par le théde fureau & le nitre. ( voyez § 279. ) Ileft utile d’entretenir la tranfpiration pendantquelques jours.
§ 281. Les meilleures applications qu’onpuifle employer font 1 °. l’herbe à Robert,(géranium Roberdanum ), ou le cerfeuil, oule perfil, ou la fleur de fureau, fouvent mêmefi le mal eft léger , il fuffit d’y mettre unlinge fort doux, que quelques perfonnes pou-drent de farine féchée.
2 0 . S’il y a une bien grande inflammation,& qu’on puifle avoir beaucoup de régularité,des flanelles trempées dans une forte décoc-tion de fureau, & appliquées tiedes, font cequi foulage le plus promptement. J’ai appaifé,par ce remede, les douleurs horribles du feufaint Antoine , qui eft une elpece d’éréfipelle,mais cruel, & qui a des caraêteres finguliers.
3 0 . L’on emploie auffi, avec grand fuccès,l’emplâtre d’émail N°. 46, & la poudre d’é-mail indiquée dans le même N°. Les fari-nes, cette poudre, les autres poudres vantéesdans cette maladie, conviennent fur - tout,