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Tome Premier (1770)
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2} Z ÉRÉSIPELLES.dre fur lui de limiter; mais je nofe pas don-ner ce confeil à la claffe des Médecins pourlaquelle jécris ; il eft plus fûr, pour eux, demultiplier les faignées, dans ce cas, que denfaire une trop forte. Ces fievres éréfipella-teufes font fouvent leffet dun long échauf-feinent.

Après la {àignée, on met au régime ; ondonne des lavements jufquà ce que la fievreait diminué fenfiblement, 6t lon fait boireabondamment de la tifane dorge, N°. 3.

Quand la fievre a un peu diminué , onpurge avec le remede N 0 '. 23 , ou en don-nant tous les matins, quelques prifes de crèmede tartre N°. 24. La purgation eft abfolu-ment néceffaire, pour évacuer la bile crou-piïïante, qui eft ordinairement la caufe pre-mière de ces éréfipelles violents. Lon eftmême quelquefois obligé, fi le mal eft long,le dégoût opiniâtre, la bouche mauvaife, lalangue fale, sil ny a que peu de fievre, 6cpoint de crainte dinflammation , de donnerles remedes émétiques N°. 34. ou 35., qui,par les fecouffes quils occafionnent, diffipentces embarras, mieux que les purgatifs.

Après ces évacuations , ordinairement lemal samende; mais il faut cependant, quel-quefois y revenir le lendemain, ou le fùrlen-demain, fur-tout fi le mal eft à la tête. Lespurgatifs font le vrai remede de cette mala-die quand elle occupe cette partie; en em-portant la caufe du mal, ils le diminuent,& ils en préviennent les fuites fâcheufes.

Quand, après les évacuations, la fievre con-