2} Z ÉRÉSIPELLES.dre fur lui de l’imiter; mais je n’ofe pas don-ner ce confeil à la claffe des Médecins pourlaquelle j’écris ; il eft plus fûr, pour eux, demultiplier les faignées, dans ce cas, que d’enfaire une trop forte. Ces fievres éréfipella-teufes font fouvent l’effet d’un long échauf-feinent.
Après la {àignée, on met au régime ; ondonne des lavements jufqu’à ce que la fievreait diminué fenfiblement, 6t l’on fait boireabondamment de la tifane d’orge, N°. 3.
Quand la fievre a un peu diminué , onpurge avec le remede N 0 '. 23 , ou en don-nant tous les matins, quelques prifes de crèmede tartre N°. 24. La purgation eft abfolu-ment néceffaire, pour évacuer la bile crou-piïïante, qui eft ordinairement la caufe pre-mière de ces éréfipelles violents. L’on eftmême quelquefois obligé, fi le mal eft long,le dégoût opiniâtre, la bouche mauvaife, lalangue fale, s’il n’y a que peu de fievre, 6cpoint de crainte d’inflammation , de donnerles remedes émétiques N°. 34. ou 35., qui,par les fecouffes qu’ils occafionnent, diffipentces embarras, mieux que les purgatifs.
Après ces évacuations , ordinairement lemal s’amende; mais il faut cependant, quel-quefois y revenir le lendemain, ou le fùrlen-demain, fur-tout fi le mal eft à la tête. Lespurgatifs font le vrai remede de cette mala-die quand elle occupe cette partie; en em-portant la caufe du mal, ils le diminuent,& ils en préviennent les fuites fâcheufes.
Quand, après les évacuations, la fievre con-