134 Érésipelles.
quand il fuinte, des petites veffies, une eau,qu’il efl bon d’abforber par l’application deces poudres, fans quoi elle pourrait écorcher& même ulcérer la partie : inconvénient qu’onpeut prévenir encore plus iürement, en per-çant ces petites veffies, dans leur partie laplus inférieure, avec une aiguille, & en lescomprimant avec des linges propres, qui ex-priment , & enlevent en même-temps cetteférolité âcre.
Toutes les autres emplâtres, dans lefquellesil entre des grailles, ou des réfines, font très-dangereufes ; elles ont fouvent produit la ren-trée de l’éréfipelle , fon ulcération , la gan-grené. Si les perfonnes fujettes à cette mala-die, appliquent quelque emplâtre de cette ef-pece, fur la peau , lors même qu’elle eft laplus faine, il furvient d’abord un éréfipelle.
§ 281. Quand l’humeur d’éréfipelle rentre,& fe jette fur le' cerveau, fur la gorge , furle poumon, ou fur quelqu’autre partie inté-rieure, il faut faire une faignée, appliquer desvéficatoires aux jambes, & faire boire abon-damment du thé de fureau nitré.
§ 283. Les perfonnes fujettes aux éréfipel-les habituels qui reviennent fouvent, doivents’impofer la loi d’éviter le lait, la crème,tous les aliments gras & vifqueux, les pâtes,les viandes noires , les aromates, les vinsépais & fumeux, la vie fédentaire , les paf-fions vives , fur-tout la colere , & s’il efl:poffible , le chagrin. Elles doivent vivre ,principalement d’herbages, de fruits, de cho-fes un peu aigres & qui tiennent le ventre