É R É S I P E L L F. S. 23 Ilieufe, répandue dans le fang; 6c de ce quecette humeur ne s’évacue pas bien par la trani-piration.
§ 279. Quand le mal eft léger, tel qu’ileft" décrit § 273 , il iiiffit d’entretenir unetranfpiration abondante , fans échaufter, 6cil n’y a rien de tel, dans ce cas-là, que lerégime, 6c un ufage abondant de nitre 6c dethé de fureau. Ainfi l’on fe prive de viande,d’œufs, 6c de vin ; l’on vit d’un peu de lé-gumes & de fruits ; l’on boit abondammentd’infufion de fureau, 6c l’on prend , de troisen trois heures, demi-dragme de nitre; où,ce qui revient au même , on en mêle troisdragmes à la quantité de fureau, qu’on peutboire dans un jour. L’on peut aufii mettre lenitre en bol, avec de la conferve de fureau.Ces remedes entretiennent la liberté du ven-tre , 6c augmentent les urines ôc la tranfpi-ration.
§ 280. Quand le mal eft plus grave , fila fievre eft très-forte, 6c le pouls en même-temps fort, ou dur, il faut faire une faignée;mais, dans cette maladie , il ne faut jamaisla faire abondante , il vaut mieux , fuppoléqu’on n’ait pas tiré allez de fang, en faireenfuite une fécondé , & même une troifie-me, fi la fievre eft forte comme cela arrivetrès-fouvent ; elle eft même quelquefois d’uneviolence qui la rend extrêmement dangereufe,6c dans des cas de cette efpece , la naturea quelquefois fauve les malades en excitantdes hémorrhagies de quatre ou cinq livres :6c un Médecin éclairé 6c prudent peut pren-