2J0 ÉRÉSIPELLES.
ladie , toute la peau eft très-feche St même
l’intérieur de la bouche.
§ 275. Il eft rare que l’éréfipelle fuppure,St quand cela arrive, c’eft toujours une rnau-vaife fuppuration qui dégénéré aifément enulcéré. Il y a quelquefois des épidémies d’éré-fipelles malignes, qui fe gangrènent aifément.
§ 276. L’éréfipelle change fouventde place;elle fe retire tout-à-coup ; le malade eft malà fon aife , il a des envies de vomir, del’angoiffe, de la chaleur, l’éréfipelle reparoîtailleurs, St il eft guéri. Mais fi , au-lieu dereparaître fur une autre partie de la peau ,l’humeur fe jette fur le cerveau, ou la poi-trine , le malade périt en peu d’heures ; &ces changements funeftes arrivent quelquefoisfans qu’il foit poflible de l’attribuer à aucuneerreur du malade ou du Médecin.
Quand le tranfport fe fait fur le cerveau,le malade tombe d’abord dans des rêveries,avec un vifage allumé, S: des yeux très-vifs;il devient bientôt phrénétique, St meurt lé-thargique.
Si le poumon eft attaqué, l’oppreffion, l’an-goifte , la chaleur font inexprimables.
L’humeur fe jette auflï fur la gorge, St pro-duit une efquinancie promptement mortelle.
§ 277. Il y a des perfonnes pour qui l’éré-fipelle eft une maladie habituelle. Si elle at-taque fouvent le vifage , c’eft ordinairementle côté, St l’œil en eft à la fin confidérable-ment affoibli.
§ 278. L’éréfipelle dépend de deux cau-fes : d’une humeur âcre St ordinairement bi-