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Fievre
CHAPITRE XV.
De la Fievre ardente ou chaude.
§ 230. ]P Refque toutes les maladies dontj’ai parlé jufqu’à prêtent, font produites parl’inflammation du fang, jointe à l’inflamma-tion particulière de quelque partie, ou à quel-que venin qui doit s’évacuer. Quand le fangs’enflamme fortement, fans qu’il y air aucunepartie plus particuliérement attaquée , il pro-duit cette fievre qu’on appelle fievre ardenteou chaude.
§ 231. Les figues qui la font connoîtrefont, la dureté du pouls & fa plénitude, plusconfidérables dans cette maladie que dans au-cune autre, une chaleur très-forte, une grandefoif, une fécherelTe extraordinaire des yeux,des narines, des levres, de la langue, de lagorge ; un violent mal de tête, & quelque-fois des rêveries dans le temps du redou-blement qui eft confidérable tous les foirs ;la relpiration un peu gênée, fur-tout dans letemps du redoublement, avec une toux detemps en temps , fans douleur dans la poi-trine & fans crachats ; le ventre refferré, lesurines rouges, chaudes, peu abondantes; quel-ques reffautements, fur-tout quand le malades’endort ; peu ou point de bon fommeil, maisprefque toujours une efpece d’affoupiflement,qui rend les malades allez peu fenfibles à ce