Rougeole. 191très-peu de minéral ; on les emploie égale-ment avec fiiccès dans tous ces cas, danslefquels la cure dont je parle eft néceftaire.
§ 2.18'. Quelquefois il refte une toux fortfeche avec beaucoup de chaleur dans la poi-trine & dans tout le corps, de l’altération,la langue & la peau extrêmement feches. J’aiguéri cet état en faifant refpirer la vapeur d’eauchaude, en faifant prendre des bains tiedes,& en ne donnant, pendant plufieurs jours,que de l’eau & du lait. Mais, fi malgré cesfecours la toux continue , il faut, fans héfi-ter, faire une faignée au bras.
Je réitéré encore, avant que de quitter cettematière, que le venin de la rougeole eft ex-trêmement âcre ; il paraît avoir quelque rap-port avec l’humeur bilieuf’e qui produit deséréfipeles, & par-là même cette maladie de-mande des foins , fans "quoi il eft à craindrequ’elle n’ait des fuites fâcheufes. J’ai vu de-puis peu une jeune fille qui avoit langui de-puis une rougeole eflùyée il y a trois ans, &chez laquelle il s’étoit enfin formé une ulcé-ration au col, que le lait coupé avec la falfe-pareille a rétablie.
§ 2,19. L’on a inoculé la rougeole dans lespays où elle eft très-mauvaife , & cette mé-thode aurait auffi de grands avantages, danscelui-ci ; mais il en eft comme de l’inocula-tion de la petite vérole , elle ne peut êtreutile au peuple , qu’au moyen d’un hôpital.