190 Rougeole.viennent, il faut traiter la maladie commeune inflammation commençante, & faire toutce qui vient d’être dit § 215. Si le mal n’eftpas violent, l’on peut le pafler de la faignée.S’il y a long-temps qu’il dure dans les enfantsgras, chargés d’humeurs, lents, pâles, il fautjoindre aux mêmes fecours, fans faignées, lapotion N°. S., & les véficatoires aux jambes.
§ 227. 11 arrive fouvent que l’éloignementdes fecours, fait qu’on néglige trop les refi-tes de la maladie, fur-tout la toux , & alorsil fe forme une véritable fuppuration dans lepoumon avec une fievre lente. J’ai vu plu-sieurs enfants , dans des villages , périr decette façon ; cet état eft de la même na-ture que celui décrit § 68. & 82., & finitde même , fouvent, par une diarrhée très-peu douloureulè, & quelquefois puante, quiemmene le malade. Dans ces cas, il faut em-ployer tous les fecours prefcrits § 74. art-. 3.4. 5., la poudre N°. 14. , le lait & l’exer-cice. Mais il eft fi difficile de faire prendrela poudre aux enfants, qu’il faut quelquefoisfe borner au lait , & j’ai vu fouvent que,dans ce cas, il opéroit feul des guérifons très-difficiles. J’avertis que jamais il n’opere aufliefficacement, que quand on le prend feul,fans aucun autre aliment, & qu’il eft très-important de ne lui en aflocier aucun qui aitle plus petit degré d’aigreur. Les perfonnesaifées peuvent prendre en même-temps, avecfuccès, pour leur boiffon, les eaux de Pfeffer,de Seltzer, de Peterfthal, de Briftol, ouquelques autres très-légeres, & qui n’ont que