188 Rougeole.ou le quatrième jour de 1 éruption, la rou-geur diminue, les taches ou boutons fe def-fechent, & tombent en petites écailles, lapeau même intermédiaire, tombe de la mêmemaniéré, Sc fe trouve remplacée par une nou-velle qui s’eft formée défions. Le neuvièmejour, quand la maladie eft allée vite, le on-zième, quand elle a été fort lente , il ne refteaucun veftige des rougeurs, & la peau eftd’abord très-bien raccommodée.
§ 223. Mais le malade n’eft pas guéri, àmoins que , pendant le temps de la mala-die , ou d’abord après, il n’ait eu quelqueévacuation confidérable , comme les vomif-fements dont j’ai parlé tout-à-l’heure, ou unediarrhée bilieufe, ou des urines, ou des fueursabondantes ; car, quand il furvient quelqu’unede ces évacuations, la fievre difparoît, le ma-lade reprend des forces, & fe guérit entiè-rement. Quelquefois auffi, fans aucune de cesévacuations, la tranipiration infenfible diffipeles reftes du venin , & le malade fe portetrès-bien. Mais, d’autres fois, ce venin, s’il nes’évacue pas entièrement, fe jette fur le pou-mon , & y produit une légère inflammation ;l’opprelTion , la toux, l’angoiffe, la fievre re-viennent , & le malade eft dans un granddanger. Souvent l’orage eft moins violent,mais il eft long, & il refte des toux très-opiniâtres, qui ont plufieurs carafteres de co-queluches. En 1758 , il y eut ici une épidé-mie de rougeoles extrêmement nombreufe ;prefque tous ceux qui l’eurent, & qui nefurent pas extrêmement bien foignés, pri-