Rougeole. 187eft couvert de taches, dont chacune reflem-ble à une morfure de puce, mais d’un rougeplus foncé, & dont plufieurs le réunifiant for-ment des plaques rouges, plus ou moins larges,& qui enflammant la peau , produifent uneenflure fenfible au vifage ; quelquefois mêmeles yeux font fermés. Chaque petite tacheeft un peu élevée, fur-tout au viiage où l’ons’en apperqoit à l’œil & au doigt ; dans lerefte du corps , cette élévation n’eft prefquefenfible que par la rudeffe qu’elle donne à lapeau.
Après avoir commencé par le vifage,-l’é-ruption fe continue fur la poitrine, le dos,les bras, les cuifles, les jambes. Elle efl: or-dinairement très-abondante fur la poitrine &fur le dos ; il arrive même quelquefois, qu’ontrouve des plaques rouges fur la poitrine, avantqu’il fe foit fait aucune éruption fur le vifage.
Le malade a fouvent, comme dans les pe-tites véroles, des faignements de nez abon-dants, qui emportent le mal de tête, des yeux& de gorge.
Quand la maladie efl fort douce , prefquetous les accidents diminuent après l’éruption,comme dans la petite vérole ; mais ordinai-rement le changement en bien n’efl: pas auffifenfible que dans cette première maladie. Lesvomiffements ceflTent, il eft vrai, prefqu’en-tiérement, mais la fievre , la toux , le malde tête continuent, & j’ai vu , quelquefois,qu’un vomiffement de matières bilieulès, unou deux jours après l’éruption, foulageoitbeau-coup plus que l’éruption même» Le troifieme