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Tome Premier (1770)
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186
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186 Rougeole.rentes. Il arrive suffi que les deux maladies mêlent, & que lune furvient à lautre avantquelle foit finie, ce qui eft dangereux.

§ zzz. Chez quelques malades , le malsannonce plufieurs jours à lavance, par unepetite toux fréquente & feche, fans aucun au-tre mal ; plus ordinairement par un mal-aifegénéral, des alternatives de friffons & de cha-leur, un mal de tête violent chez les adultes,un affoupiffement chez les enfants, un mal degorge très-fort, &, ce qui caraftérife la ma-ladie , une rougeur & une chaleur confidé-rables dans les yeux , accompagnées dun gon-flement des paupières , dun écoulement delarmes extrêmement âcres, & dune fi grandefenfibilité des yeux, quils ne peuvent pas fou-tenir la lumière ; par des éternuements très-fréquents, & un écoulement par le nez, dela même matière qui coule des yeux.

La chaleur & la fievre augmentent rapi-dement , le malade a de la toux, de lop-preffion, de langoiffe, des envies de vomircontinuelles , de violentes douleurs dans lesreins , quelquefois la diarrhée , & alors lesvomiffements font moins confidérables; dau-tres fois des fueurs, mais moins abondantesque dans la petite vérole; la langue eft blan-che, la foif eft fouvent ardente, les accidentsfont généralement plus violents quavant lespetites véroles bénignes.

Enfin, le quatrième ou le cinquième jour,quelquefois lîir la fin du troifieme, léruptionfe fait très-promptement & très-abondammentfur tout le vifage , qui, dans peu dheures ,