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Tome Premier (1770)
Entstehung
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169
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Petite Vérole. 169la fuppuration, & cela neft point étonnant,un i'eul furoncle (clou en terme du pays)donne la fievre, comment des centaines, oudes milliers de ces petits abcès ne la don-neroient-ils pas ? Cette fievre eft le périodele plus dangereux de la maladie, qui tombeentre le neuvième & le treizième jour, carplufieurs circonftances varient de deux ou troisjours le temps de la maturité. Le malade ,à cette époque, a de la chaleur, de la l'oif,des douleurs, de la peine à trouver une at-titude favorable. Si le mal eft confidérable,il ne dort point, il a des rêveries, de lop-preflion, de lafibupiflement, &t , quand ilmeurt, il meurt fuffoqué ou léthargique ; fou-vent tous les deux à la fois.

Le pouls, dans cette fievre de fuppuration,eft quelquefois dune vîtefle étonnante; & len-flure des poignets fait quil paroît, dans quel-ques fujets, très-petit. Le temps du plus granddanger, ceft quand le vifage, la tête, le col,font extrêmement enflés. Dès que ces partiescommencent à défenfler, que les croûtes duvifage commencent à fécher, & que la peaufe flétrit, le pouls devient un peu moins fré-quent, &c le danger diminue. Quand il nya que très-peu de boutons, cette fécondé fie-vre eft fi légère, quil faut être attentif pourlappercevoir, & elle neft pas dangereufe.

§ 107. Outre tous ces fymptômes, il y ena quelques autres qui demandent aulîi beau-coup dattention. Lun, ceft le mal de gorge,dont plufieurs malades font atteints dès quela fievre eft un peu forte. Il dure deux ou trois

Tome I,

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