-i 68 Petite Vérole.
tit point blanc, élevé, qui groflit peu-à-peu,& la rougeur s’étend autour. Ils deviennentplus blancs à mefure qu’ils groffiffent, & or-dinairement le fixieme jour après leur l’or-tie , ils l'ont à leur plus haut point de gran-deur, & remplis de pus. Il y en a qui fontauffi gros qu’un pois & même plus; mais cen’eft pas le plus grand nombre. Dès ce mo-ment ils commencent à jaunir, lèchent, Sttombent en écailles brunes, dix ou onze joursaprès leur fortie. Comme ils font venus en dif-férents temps, ils mûriffent, fechent, & tom-bent inégalement. Le vifage eft quelquefoisnet pendant qu’il y a encore des boutons quine font pas mûrs, aux jambes : ceux de laplante des pieds durent très-long-temps.
§ 205. La peau eft néceflairement tenduepar les boutons, & dès qu’il y en a une cer-taine quantité, tous les intervalles font rou-ges , luifants , & la peau très-enflée ; le vi-l'age eft la première partie qui enfle, parceque c’eft celle où les boutons font parvenusle plutôt à leur grofleur ; & l’enflure eft quel-quefois fi confidérable , qu’il eft monftrueux,aulfi-bien que le col, & que les yeux fontabfolument fermés. Le vifage défenfle à me-fure que le defféchement fe fait, & alors lesmains enflent prodigieufement ; enfuite lesjambes, parce que le gonflement eft la fuitedu plus haut degré de la grofleur des bou-tons , & que ce degré a lieu fucceffivementdans ces différentes parties.
§ 206. Quand on a beaucoup de bou-tons , la fievre fe releve dans, le temps de
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