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Tome Premier (1770)
Entstehung
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170
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170 Petite Vérole.jours, gêne quand on veut avaler, & mêmequand la maladie eft extrêmement grave, ilen empêche abfolument. On lattribue ordi-nairement aux boutons qui pouffent dans lagorge : mais ceft une erreur, & ces boutonsl'ont prefque toujours une chimere. Il naît leplus fouvent avant le temps de léruption ; file mal eft léger, il finit quand elle eft faite;& quand il reparoît dans le courant de la ma-ladie , il eft toujours proportionné au degréde la fievre, ainfi il ne dépend point des bou-tons , mais de linflammation ; & sil eft dedurée, il eft prefque toujours fuivi du fécondfymptôme, qui eft la falivation, ceft-à-dire,le crachement dune grande quantité de fa live.Elle a rarement lieu , quand la maladie efttrès-légere, ou le malade très-jeune; elle man-que rarement quand la maladie eft confidé-rable, ôt que le malade a plus de fept ouhuit ans ; elle eft prodigieufe quand la petitevérole eft très-abondante & le malade adulte.Dans ce dernier cas elle eft continuelle, ellene laiffe aucun repos au malade, & fouventelle lincommode plus quaucun des autresfymptômes de la maladie, dautant plus quaubout de quelques jours, les levres, lintérieurdes joues, la langue , le palais font entière-ment écorchés. Quelque incommodeque foitcette évacuation elle eft très-falutaire. Lespetits enfants y étant moins fujets, quelques-uns , en échange, ont la diarrhée, mais jaivu que cette derniere évacuation eft beau-coup plus rare chez eux, que la falivation chezles adultes.