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Tome Premier (1770)
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160
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i6o Rase.

tifpafmodiques font tout ce quil y a à fairedans cette maladie. Lon a aftuellement plu-sieurs exemples de gens véritablement enra-gés, guéris par ces heureux fecours; & ceuxqui ont le malheur dêtre mordus, doiventêtre perfuadés quen prenant les précautionsnéceffaires, ils font entièrement à labri dela maladie. Ceux même chez qui elle seftdéjà manifeftée , doivent employer ces mê-mes remedes avec une entière confiance, fon-dée fur le grand nombre de guérifons opéréespar leurs fecours. Il y a eu cependant des casdans lefquels ils ont été inutiles : mais quelleeft la maladie qui nait pas fes cas incurables?

§ 195. Dabord après la morfure, fi elleeft dans les chairs, & fi on peut le fairefans danger, il faut couper tout ce qui a ététouché; anciennement on le brûloit avec unfer rouge , car les fcarifications font allezinutiles, & cette méthode feroit peut-être laplus efficace ; mais elle demande une fermetéquon ne trouve pas chez tous les malades.Lon doit laver long-temps la plaie avec deleau tiede légèrement falée ; eniùite on enfrotte les bords & les environs à deux pou-ces de difiance, avec un demi-quart doncede longuent N u . 18., & on la panfe deuxfois par jour avec un onguent fort doux ,comme N u . 29. , pour former une fuppura-tion, mais on ne fe fert de longuent N°. 28.quune fois par jour.

Par rapport au régime, il faut diminuerla quantité des aliments, & fur-tout de layiande, fe priver d§ vin, de liqueurs, dé-_