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tifpafmodiques font tout ce qu’il y a à fairedans cette maladie. L’on a aftuellement plu-sieurs exemples de gens véritablement enra-gés, guéris par ces heureux fecours; & ceuxqui ont le malheur d’être mordus, doiventêtre perfuadés qu’en prenant les précautionsnéceffaires, ils font entièrement à l’abri dela maladie. Ceux même chez qui elle s’eftdéjà manifeftée , doivent employer ces mê-mes remedes avec une entière confiance, fon-dée fur le grand nombre de guérifons opéréespar leurs fecours. Il y a eu cependant des casdans lefquels ils ont été inutiles : mais quelleeft la maladie qui n’ait pas fes cas incurables?
§ 195. D’abord après la morfure, fi elleeft dans les chairs, & fi on peut le fairefans danger, il faut couper tout ce qui a ététouché; anciennement on le brûloit avec unfer rouge , car les fcarifications font allezinutiles, & cette méthode feroit peut-être laplus efficace ; mais elle demande une fermetéqu’on ne trouve pas chez tous les malades.L’on doit laver long-temps la plaie avec del’eau tiede légèrement falée ; eniùite on enfrotte les bords & les environs à deux pou-ces de difiance, avec un demi-quart d’oncede l’onguent N u . 18., & on la panfe deuxfois par jour avec un onguent fort doux ,comme N u . 29. , pour former une fuppura-tion, mais on ne fe fert de l’onguent N°. 28.qu’une fois par jour.
Par rapport au régime, il faut diminuerla quantité des aliments, & fur-tout de layiande, fe priver d§ vin, de liqueurs, d’é-_