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mêlés quelquefois de fureur. C’eft dans cesmoments qu’ils crachent autour d’eux , qu’ilscherchent même à mordre , & qu’ils ontmordu quelquefois. Le regard eft fixe & unpeu furieux, le vifage fouvent rouge. Ordi-nairement ces infortunés fentent venir l’ac-cès , & conjurent les affiliants d’être fur leurgarde. Plufieurs n’ont jamais cette envie demordre. Les angoiffes & les douleurs qu’ilsreffentent font inexprimables; ils défirent ar-demment la mort, & quelques-uns fe font tuéseux-mêmes, quand ils en ont eu les moyens.
§ 191. C’ell à la falive , & à la falivefeule, que le venin s’allie. Voilà ce qui fait,i°. que fi les plaies font faites au travers deshabits, elles font moins dangereufes que cel-les qui ont atteint immédiatement la peau.2, 0 . Que les animaux, qui ont beaucoup delaine , ou de poil épais , font fouvent pré-fervés de l’impreffion du venin, parce que ,dans ces deux cas, les habits, le poil, lalaine ont efluyé les dents. 3 0 . Les plaies quefait un animal, d’abord après en avoir déjàmordu beaucoup d’autres, font moins dange-reufes que les premières, parce que fa faliveeft épuifée. 4 0 . S’il mord le vifage ou le col,le danger eft plus grand, & le mal fe dé-veloppe plus promptement, parce que la fa-live eft plutôt infeéiée. Dans des cas de cetteefpece , on a vu la rage fe déclarer le troi-fieme jour. <j°. Plus la rage eft avancée,plus les morfures font dangereufes. L’on com-prend , par ce que je viens de dire, pourquoide plufieurs perfonnes, qui ont été. mordues