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Tome Premier (1770)
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152
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lji R IIÜ 31 A T I S M É.fecours, mais par des traitements plus longs,auxquels peu de malades saflreindroientavec la régularité néceflaire. Le peuple leurfubflitue le bain de marc , qui guérit quel-ques perfonnes en les faifant beaucoup fuer.Les bains froids font le meilleur remedc pouren préferver ; mais on ne peut pas toujoursles prendre. Plusieurs circonftances en ren-dent lufage abfolument impoffibie pour quel-ques perfonnes. Celles qui font fujettes à cetteefpece de rhumatifme, feront très-bien de fefrotter tous les matins, tout le corps sils peu-vent, mais fur-tout les parties fouftrantes, avecune flanelle. Ce fecours entretient la tranf-piration mieux quaucun autre ; quelquefoismême il laugmente trop. Il efl: auffi très-utiledavoir toute la peau couverte, pendant lhi-ver , immédiatement avec de la laine.

Après un rhumatifme violent, on doit évi-ter , pendant long-temps, lair froid & hu-mide , qui occafionneroit une rechute.

§ 185. Lon emploie fouvent, pour le rhu-matifme , des remedes très-nuifibles, & quifont tous les jours de très-grands maux ; telsfont les remedes fpiritueux , leau-de-vie, leaudarquebulade. Ou ils rendent la douleur plusopiniâtre & plus fixe en durciflant la peau,ou ils obligent lhumeur à fe jetter fur quel-quautre partie ; & lon a des exemples degens morts promptement, pour avoir appli-qué de lefprit de vin fur des douleurs de rhu-matifme. Dautres fois lhumeur nayant pointdiflue par la peau, fe jette fur los, & lal-tere. Il efl arrivé ici un fait fingulier, dont