lji R IIÜ 31 A T I S M É.fecours, mais par des traitements plus longs,auxquels peu de malades s’aflreindroientavec la régularité néceflaire. Le peuple leurfubflitue le bain de marc , qui guérit quel-ques perfonnes en les faifant beaucoup fuer.Les bains froids font le meilleur remedc pouren préferver ; mais on ne peut pas toujoursles prendre. Plusieurs circonftances en ren-dent l’ufage abfolument impoffibie pour quel-ques perfonnes. Celles qui font fujettes à cetteefpece de rhumatifme, feront très-bien de fefrotter tous les matins, tout le corps s’ils peu-vent, mais fur-tout les parties fouftrantes, avecune flanelle. Ce fecours entretient la tranf-piration mieux qu’aucun autre ; quelquefoismême il l’augmente trop. Il efl: auffi très-utiled’avoir toute la peau couverte, pendant l’hi-ver , immédiatement avec de la laine.
Après un rhumatifme violent, on doit évi-ter , pendant long-temps, l’air froid & hu-mide , qui occafionneroit une rechute.
§ 185. L’on emploie fouvent, pour le rhu-matifme , des remedes très-nuifibles, & quifont tous les jours de très-grands maux ; telsfont les remedes fpiritueux , l’eau-de-vie, l’eaud’arquebulade. Ou ils rendent la douleur plusopiniâtre & plus fixe en durciflant la peau,ou ils obligent l’humeur à fe jetter fur quel-qu’autre partie ; & l’on a des exemples degens morts promptement, pour avoir appli-qué de l’efprit de vin fur des douleurs de rhu-matifme. D’autres fois l’humeur n’ayant pointd’iflue par la peau, fe jette fur l’os, & l’al-tere. Il efl arrivé ici un fait fingulier, dont