Rhumatisme. 153on pourrait profiter ; une femme frottoit lefoir fon mari, qui avoir un rhumatifme très-douloureux au bras, avec de l’efprit de vin;un heureux accident détruifit le mal qu’ellelui aurait fait ; en approchant de la chan-delle , le feu prit à l’efprit de vin , la par-tie malade fut brûlée , on la penfà, & lesdouleurs de rhumatifme finirent entièrementpar cette fuppurarion.
Les onguents âcres & gras produifent auffide très-mauvais effets, & font également dan-gereux. L’on a vu des caries , après l’ufaged’un remede connu fous le nom de baumede foufre térébenthine. En 1750, je fus con-fulté , trois jours avant ta mort , pour unefemme qui foiiftfoit depuis long-temps desdouleurs aiguës, on lui avoit fait différentsremedes, & entr’autres elle avoit pris beau-coup d’une tifane, dans laquelle entrait l’an-timoine avec quelques purgatifs, & on l’avoitfrottée avec un.baume gras & fpiritueux. Lafievre, les douleurs, le defféchement avoientaugmenté; les os des cuiffes &c des bras étoientcariés, & dans les mouvements néceffairespour la fecourir, elle s’étoit caffée, fans for-tir de fon lit, les deux cuiffes & un bras.Un exemple auffi effrayant doit faire fentirle danger des remedes adminiftrés inconfi-dérément, même dans les maux qui paroif-fent les moins graves par eux-mêmes. Je doisencore avertir qu’il y a des douleurs de rhu-matifine qui ne veulent aucune application,&: que prefque tous les remedes irritent ; l’ondoit alors fe contenter de garantir la partie