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Tome Premier (1770)
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151
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Rhumatisme. 151

huit ventoufes fur la partie fouffrante, &c jaiguéri, par ce feul fecours, en peu dheures,des fciatiques qui avoient(ifié à plufieursannées de remedes. Les véficatoires, ou lesemplâtres quelconques, qui occafionnent unefuppuration dans cette partie, contribuent auffifouvent à la guérifon ; mais moins efficace-ment que les ventoufes. Il faut les réitérer plu-fieurs fois. Une toile ou un taffetas cirés verts,appliqué fur la partie malade, la font tranf-pirer abondamment, & évacuent par- lhu-meur âcre qui occafionnoit la douleur. Quel-quefois meme lune & lautre de ces appli-cations, mais fur-tout le taffetas, qui sappli-que plus exactement , & dont le cirage eftdifférent, font lever des veffies comme desvéficatoires. Un emplâtre de chaux vive &de miel pétris enfemble , a guéri des fciati-ques opiniâtres. Lhuile dœuf a réuffi dansles mêmes cas. Lon fait avec fuccès un-ton au bas fie la cuilfe. Enfin, des douleurs,qui navoient cédé à aucun de ces remedes,ont été guéries par une brûlure artificielle ,faire fiir lendroit lon reffent la douleurla plus vive, à moins que quelque raifon par-ticulière , tirée de la connoiffance anatomi-que des parties, ne détermine le Chirurgienà ne pas la hazarder. Il ne faut point la fairefur la tête avec un fer chaud.

§ 184. Les bains chauds de Bourbonne ,de Plombières, d'Aix, & plufieurs autres, fontfouvent dune très-grande efficace. .Te fais pour-tant perfuadé quil ny a point de douleur derhumatifme, quon ne puiffe guérir fans leurs

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