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Tome Premier (1770)
Entstehung
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147
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R II U M A T I S M E. 147temps ; quand je le vis, il étoit monftrueux.Je le fis ouvrir ; il en fortit tout à la foisplüs de deux pots de pus ; mais le malade,épuifé, mourut au bout de quelque temps.

Une autre crife du rhumatifme, ceft uneefpece de galle qui furvient dans le voifinagedes parties fouffrantes. Dès que léruptioneft faite, les douleurs fe diflipent; mais lesboutons durent quelquefois plufieurs femaines.

§ 176. Je 11ai jamais vu que les douleursduraffent, avec quelque violence , plus dequatorze jours, dans cette elpece de rhuma-tifme ; mais il relie dans les parties, de lafoibleffe, de lengourdiflement, de lenflure;& il faut plufieurs femaines, quelquefois desmois, fur-tout fi la maladie a attaqué en au-tomne , avant que le malade reprenne tou-tes fes forces. Jen ai vu, qui, après un rhu-matifme très-douloureux, confervoient unfen-timent de lalïitude très-incommode, qui neceiTa quaprès une éruption abondante fur toutela peau , de petites veflies pleines deau, dontplufieurs souvrirent; quelques-unes le léchè-rent fans souvrir.

§ 177. Lon peut hâter le retour des for-ces , dans les parties affoiblies, par des fric-tions , quon fait foir & matin, avec un mor-ceau de flanelle , ou de quelquautre étoffede laine en prenant de lexercice , & en feconformant exaélement aux confeils donnésà larticle de la convalefcence.

On prévient cette maladie par les moyensque jai indiqués en parlant des pleuréfies Scdes efquinancies.

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