148 Rhumatisme.
§ 178. Quelquefois le rhumatifme avecfievre, attaque des perfonnes qui ne font pasauffi fanguines, ou dont le fang n’efl pas auffidifpolë à l’inflammation, dont les chairs fontplus molles, & qui ont dans les humeurs,plus d’âcreté que d’épaiffiflèment. La faignéeeft moins néceflaire pour eux , quoique lafievre foit très-forte; mais il faut plus de-purgatifs , & après qu’ils font évacués, desvéficatoires, qui foulagent fouvent dès qu’ilscommencent à agir ; mais qu’il ne faut ja-mais employer quand la maladie efl: accom-pagnée d’un pouls dur. La poudre N°. 15.réuffit auffi très-bien dans ce cas.
§ 179. Il y a une autre efpece de rhu-matifme qu’on appelle chronique. Il a quel-ques caraéleres qui le diflinguent. i°. Il eflordinairement fans fievre. 2 U . Il dure très-long-temps. 3 0 . Il n’attaque pas ordinaire-ment autant cle' parties à la fois que l’autre.4 0 . Souvent l’on n’appercoit aucun change-ment dans la partie malade, qui n’efl ni pluschaude, ni plus rouge, ni plus enflée; quel-quefois , cependant , l’un ou l’autre de cesaccidents a lieu. 5 0 . Le premier rhumatifmeattaque des perfonnes fortes, robuftes, vigou-reufes ; cette efpece attaque plutôt les per-fonnes d’un certain âge, ou les perfonnes lan-guiffantes.
§ 180. La douleur du rhumatifme chroni-que abandonnée à elle-même, ou mal con-duite , dure quelquefois plufieurs mois , &même des années. Elle efl fur-tout extrê-mement opiniâtre 3 quand elle fe jette à la