146 Rhumatisme.propos, puifqu’ils augmentent très-réellementla caut'e du mal, & détruifent l’effet des au-tres remedes ; fouvent même, bien-loin decalmer les douleurs, ils les augmentent. Ilsconviennent fi peu, que le iomineil même,qui vient naturellement, dans les commen-cements de cette maladie, efl: à charge auxmalades. Ils ont, au moment où ils s’en-dorment , de violents reffauteinents qui lesréveillent douloureufement ; ou , s’ils dor-ment quelques moments, les douleurs fontplus fortes au réveil.
' § 173. Le rhumatifme fe termine, ou parles felles, ou par des urines troubles, épaif-fes & qui dépofent abondamment uir fédi-ment jaunâtre, ou par des fueurs; & il eftrare que cette derniere évacuation n’ait paslieu fur la fin de la maladie. On l’aide enbuvant du fureau. Mais dans les commence-ments , les fueurs font pernicieufes.
§ 174. Il arrive auffi, mais plus rarement,que les rhumatifmes fe terminent par le dé-pôt d’une matière âcre fur les jambes, où elleforme d’abord des veilles, qui s’ouvrent &dégénèrent en ulcérés, qu’il ne faut pas fer-mer trop tôt ; fi on le fait, les douleurs re-viennent promptement. Ils fe fechent natu-rellement , par une diete très-fobre & quel-ques purgatifs doux.
§ 175. D’autres fois il fe forme un ab-cès dans la partie malade ou dans le voifi-nage. J’ai vu un Vigneron chez qui, aprèsde violents maux de reins, il fe forma unabcès au haut de la cuilîe, qu’il négligea long-