Rhumatisme. 145
avec fuccès avec la potion N°. 23. ; & fielle procure au malade cinq ou fix, {elles, ille trouve ordinairement très-foulagé ; on laréitéré avec fuccès le furlendemain, & quel-ques jours après.
§171. Quand les douleurs font exceffi-ves, elles ne fouffrent aucune application,mais on peut employer les bains de vapeur,qui, moyennant qu’on les faffe fouvent ôtlong-temps, foulagent très-efficacement.
Ces bains de vapeurs confiftent unique-ment à porter la vapeur de l’eau bouillantefur les parties malades , ce qui eft toujoursaffez aifé, au moyen de plufieurs artifices très-fimples, dont les circonftances déterminentle choix.
Quand il eft poffible, il faut employercontinuellement quelqu’une des applicationsémollientes N°. 9. Un demi-bain , ou unbain entier tiede, dans lequel le malade refteune heure , après les faignées fuffifantes &plufieurs lavements, foulage infiniment. J’aivu un malade y entrer avec les douleurs les.plus aigues des reins, des hanches & d’ungenou ; il fouffrit encore cruellement dans lebain , & en le quittant ; mais, une heureaprès être rentré au lit, il fua pendant trente-fix heures, plus qu’on ne peut le croire, &fut guéri. Le bain ne doit jamais précéderles faignées, ou au moins quelqu’autre éva-cuation ; il augmenterait le mal.
§ 172. Les douleurs redoublent ordinai-rement pendant la nuit, & l’on donne desremedes pour faire dormir ; mais fort mai-à-Tomc I. G