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Tome Premier (1770)
Entstehung
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126
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ii6 Apoplexie.plexie féreufe. Elles dépendent , lune & lau-tre, de ce que les vaiffeaux du cerveau sen-gorgent; & qualors ils empêchent les fonc-tions des nerfs. Toute la différence quil ya entre lune & lautre, ceft que la premièrea lieu chez les perfonnes qui lont fortes, ro-buftes, qui ont un vrai fang pefant, épais ,inflammatoire, & qui en ont beaucoup ; ceftalors une vraie maladie inflammatoire. Lau-tre attaque les perfonnes moins robuftes, dontle fang efl: plus aqueux , plutôt vifqueux quedenfe ou épais, dont les vaiffeaux font lâ-ches, qui ont beaucoup dhumeurs.

§ 147. Quand la première efl: à fon plushaut degré , ceft ce quon appelle coup defang, ou apoplexie foudroyante, qui tue dansla minute, & qui neft pas fufceptible de re-medes. Quand le mal efl moins violent, &cquon trouve le malade avec un pouls fort,piein , élevé , le vifage rouge , & enflé , lecol gonflé , la refpiration gênée & bruyan-te , ne fentant rien, nayant dautre mouve-ment , que quelques efforts pour vomir, ilny en a même pas toujours, il faut fur lechamp :

i°. Découvrir entièrement la tête du ma-lade, lui couvrir très-peu le refte du corps,lui procurer un air très-frais, & lui deflerrerentièrement le col.

2°, Le mettre , autant quil efl poflïble ,la tête haute & les pieds pendants.

3°. Lui faire une faignée au bras de douzeà feize onces, par une très-groffe ouverture ;la force avec laquelle le fang jaillit doit-