Apoplexie. 117
cider le Chirurgien à en tirer quelques oncesde plus ou de moins. On la réitérera jufquesà trois & quatre fois, dans l’efpace de troisou quatre heures, fi les circonftances le de-mandent , ou au bras ou au pied.
4 0 . Donner un lavement avec la décoc-tion des premières herbes émollientes qui fepréfenteront,' quatre cuillerées d’huile, & unecuillerée de fiel. On le réitérera de trois entrois heures.
5 0 . S’il efi: poffible, on lui fera avaler beau-coup d’eau, fur chaque pot de laquelle on met-tra trois dragmes de nitre.
6°. Dès que la violence du pouls a dimi-nué , que la refpiration efi: moins embarraf-fée, & le vifage moins enflammé, il faut faireprendre la décoction N°. 2.3 ; ou, fi l’on nepouvait pas l’avoir à temps, trois quarts d’on-ce , ou une once de crème de tartre , &çbeaucoup de petit-lait; remede qui m’a tiès-bien réuffi dans un cas où je n’avois rien autre.
7 0 . Eviter toute liqueur fpiritueufe , vin ,eaux diftillées, foit en boiffon , en applica-tion, ou même en fenteur. L’habile Traduc-teur Anglois de cet ouvrage a vu un hommequi mourut apopleftique, pour avoir tranfvafeune quantité confidérable d’efprit-de-vin.
8°. L’on ne doit toucher, imiter, remuerle malade , que le moins qu’il eft poffible ;en un mot on doit éviter tout ce qui peutagiter. Ce confeil efi; abfolument contraireaux ufages communs ; mais il efi: cependantfondé en raifon , confirmé par l’expérience,& abfolument néceflaire. En effet, tout le mal
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