Rhumes. 113
que l’inflammation diminue , elle s’épaflït 8cl’on mouche une matière fèmblable à cellequ’011 crache. L’on perd ordinairement l’odo-rat , le goût, l’appétit.
§ 127. Les rhumes n’ont point de duréefixe. Ceux de cerveau durent ordinairementtrès-peu de jours; ceux de poitrine font pluslongs ; il y en a cependant beaucoup qui fediflipent au bout de quatre à cinq jours. S’ilsdurent trop long-temps, ils nuifent; i°. parceque la toux violente dérange toute la ma-chine , 8c fur-tout qu’elle porte le fang à latête. 2 U . En privant du fommeil, qui efl pref-que toujours diminué par un rhume. 3 0 . Enôtant l’appétit, 8c en troublant la digeflion;ce qui affbiblit néceflairement. 4 0 . En affoi-bhflant le poumon même , par les fecouflescontinuelles qu’il reçoit; de façon, que peu-à-peu , toutes les humeurs s’y jettant, commefur la partie la plus foible, il refle une touxcontinuelle , il efl: toujours furchargé d’hu-meurs , qui, s’y épaifliflant , gênent la ref-piration , oppreflent 8c donnent une fievrelente ; le corps ne fe nourrit pas, le maladetombe dans la foiblefle , le dépérifîement,l’infomnie, l’angoifle, 8c même fouvent aflezpromptement. 5 0 . La fievre, qui accompa-gne prefque toujours les gros rhumes, ufe lecorps.
§ 128. Puifque le rhume efl une maladiede la même efpece que les efquinancies, lespéripnemnonies, les inflammations de poi-trine , le traitement doit être de la mêmeefpece. Si le rhume efl fort, il faut faire