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R H U M F. S.feulement otrne les regarde pas comme dan-gereux , mais on les croit même falutaires.Il vaut mieux , fans doute, avoir un rhumequ’une maladie plus fâcheufe ; mais il vau-drait beaucoup mieux n’en avoir aucune. Toutce qu’on peut raifonnablement dire, c’eit quequand une tranfpiration arrêtée devient caul'ede maladie , il eft heureux qu’elle produifeun rhume, plutôt que quelque maladie très-grave , comme il arrive fouvent ; mais il fe-rait à préférer , que ni la caufe , ni l’effet,n’euffent exifté. Un rhume prouve toujoursun dérangement dans les fonctions de notrecorps, une caufe de maladie; il eft une ma-ladie réelle , qui, quand elle eft violente ,porte une atteinte fenfible à toute la machi-ne. Les rhumes affoibliflent confidérablementla poitrine , & la fanté en eft tôt ou tardaltérée. Les perfonnes fouvent enrhumées nefont jamais robuftes, elles tombent fouventdans des maux de langueur, & la facilitéà s’enrhumer eft une preuve, de la facilitéavec laquelle la tranfpiration fe dérange, &le poumon s’engorge , ce qui eft toujoursdangereux.
§ 12.5. L’on conviendra de la faufleté deces préjugés, en examinant la nature des rhu-mes , qui ne font autre chofe que les mala-dies que je viens de décrire dans les troisderniers chapitres, mais dans un degré fortléger.
Un rhume eft véritablement, prefque tou-jours , une maladie inflammatoire, une lé-gère inflammation du poumon, ou de la gor-