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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
110
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IIO

Rhumes.

CHAPITRE VIL

Des Rhumes.

§ 113. J_L régné plufieurs préjugés fur lesrhumes, qui tous peuvent avoir des confé-quences fâcheufes. Le premier, ceft quunrhume neft jamais dangereux ; erreur quicoûte tous les jours la vie à plufieurs per-sonnes. Je men fuis déjà plaint il y a plu-fieurs années, & jai vu, dès-lors, une foulede nouveaux exemples, qui nont que tropjuftifié mes plaintes.

Lon ne meurt pas effeftivement dun rhu-me ; tant cmil noft que rhume ; mais quandon le néglige, il jette dans des maladies depoitrine qui tuent. Les rhumes emportent plusde gens que la pefle , répondit un très-habileMédecin , qui avoit beaucoup vu , à un defies amis qui lui difoit, je me porte bien , jenai quun rhume.

Un fécond préjugé , ceft que les rhumesnexigent point cle remedes , & que plus onen fait, plus ils durent. Le dernier articlepeut être vrai, vu la mauvaife façon dont011 les traite; mais le principe eft faux. Lesrhumes ont leurs remedes tout comme lesautres maux , & fe guériffent avec plus oumoins de facilité, fuivant quils font mieuxou moins bien conduits.

§ 114. Une troifieme erreur, ceft que, nom