Ulcéré. 109
voulut jamais les foutenir, & fe mettoit à cha-que inftant nud. Il fe fit tout-à-coup un dépôtlùr le poumon , qui l’emporta trente heuresaprès. Je n’ai jamais vu mourir avec une peauauffi feche. Le vomitif chez lui n’avoit faitque peu d’effet, & avoit procuré une diar-rhée. Sa mauvaife façon de fe conduire pa-roît avoir été la caufe de fa mort. C’eft unexemple.
§ 121. Je me fuis étendu fur cette mala-die , parce qu’il pourrait arriver qu’elle ferépandît dans d’autres endroits où il feroitutile qu’on fût prévenu de fes caraêleres, &du traitement qui a autant de rapport aveccelui des fievres putrides , dont je parleraiplus bas, qu’avec celui des maladies inflam-matoires, dont j’ai parlé ; puifque , chez quel-ques perfonnes, le mal de gorge a été évi-demment un fymptôme de .fievre putride ,plutôt que la maladie principale. («)
§ 122. Les maux de gorge font, pour biendes perfonnes , une maladie habituelle quirevient toutes les années; & même fouventdans une année ; on les prévient par les mê-mes moyens que j’ai indiqués pour prévenirles pleuréfies habituelles, § 100.
(/i) Je réferve d’autres détails intérefiants furcette maladie , pour la féconde édition de montraité des fievres; & l’Editeur de Paris a très-bienremarqué qu’elle a beaucoup de rapport avec le malde gorge gangréneux, qui a été épidémique, depuisyingc ans , dans plufieurs endroits de l'Europe;on peut auffi l’envilager comme une fievre fcar-latine d’un mauvais caractère.