iob Mal.de Gorge.dans le commencement, un excellent effet*& tous les lÿmptômes diminuoient fenfible-jnent ; la Tueur furvenoit naturellement, &le malade guériffoit au bout de quelques jours.
§ 119. Il y a eu quelques endroits dansîefquels il n’y avoit aucun caraétere d’inflam-mation , & où il ne falloit point de bai-gnées; celles qu’on faifoit réuffiffoient mal.
Je n’ai point fait baigner d’enfants. Les vé-lïcatoires , après l’évacuation des premièresvoies, & beaucoup de délayants étoient leursremedes. Une fimple infufion de bureau &de tilleul a fait beaucoup cle bien à ceux quien ont bu abondamment.
§ 120. Je bais qu’il eft mort dans quelquesvillages, un grand nombre de malades, avecune enflure de col prodigieube. Il en efl: auffimort quelques-uns en ville, entr’autres unefille de vingt ans, qui n’avoit pris que desfudorifiques chauds, & du vin rouge, & quimourut dès le quatrième jour, avec des fuf-focations violentes, & perdant beaucoup defang par le nez. Du grand nombre que j’aivu , il n’en efl mort que deux. L’un étoitune petite fille de dix mois ; elle avoit eul’ébullition qui rentra tout-à-coup : ce fut alorsqu’on m’appella; mais il s’étoit fait un dépôtfur la poitrine, & rien ne put la bauver. L’au-tre étoit un garçon robufte , de dix-fept àdix-huit ans , chez' lequel la maladie s’an-nonça d’aborcl affez violemment. Elle fe cal-ma cependant, & la fievre étant prefque en-tièrement finie , les Tueurs , qui comrnen-çoient à venir, l’auroient guéri, mais il ne