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Tome Premier (1770)
Entstehung
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96
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çS E S Q U I N A N C I E.

difficilement que le lolide, parce que le li-quide a beloin de plus d'action de la part desmulcles pour être dirigé. La falive savaleencore plus péniblement que les autres li-quides , parce quelle eft un peu vifqueufe,&c coule moins aifément. Cette difficulté àlavaler, jointe à la quantité qui sen forme,produit ce crachement prefque continuel, quiincommodent dautant plus quelques mala-des, que lintérieur des joues, toute la lan-gue , & les levres sécorchent fouvent. Celales empêche auffi de dormir , mais ce neftpas un mal ; le fommeil eft peu utile dansles maladies fiévreufes , & jai vu fouventque ceux qui avoient cru leur gorge prefquen-tiérement guérie le foir, y avoient très-malaprès deux heures de fommeil.

La fievre , dans cette efpece , eft quel-quelquefois très-forte, & le friffion dure fou-vent plufieurs heures ; il eft fuivi dune cha-leur confidérable, & dun violent mal de tê-te, accompagné quelquefois daftoupiflement.Il y a ordinairement aflfez de fievre le foir,mais quelquefois très-peu, &c même pointle matin.

Un léger commencement de mal de gorgeprécédé fouvent le friflon, mais, plus ordi-nairement , il ne fe manifefte cjuaprès, enmême-temps que la chaleur.

Le col eft quelquefois un peu enflé , &Cplufieurs malades fe plaignent dune douleuraftez vive dans loreille du côté le plus malade;jai rarement vu quon en eût dans les deux.

§ 106. Ou linflammation fe diffipe peu-à»

peu,