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§ 104. Quelquefois le mal quitte les par-ties intérieures, & fe jette à l’extérieur : lapeau du col & de la poitrine rougit & de-vient douloureufe , & le malade fe trouvemieux.
D’autres fois le mal quitte la gorge , maisc’elt pour le porter ,au cerveau ou fur le pou-mon. L’un & l’autre de ces deux derniers casfont mortels, quand on n’a pas fur le champde très-bons fecours , qui lont meme très-fouvent inutiles.
§ 105. L’efpece la plus fréquente eft cellequi n’attaque que les amygdales & la luette.Le mal commence ordinairement par une desamygdales , qui devient groffe , rouge , dou-loureufe , & ne permet d’avaler qu’avec unetrès-grande peine. Quelquefois le mal fe borneà un feul côté ; mais plus ordinairement ilpaff'e à la luette, & delà à l’autre amygdale.î>i le mal n’eft pas grave, la première eftordinairement mieux , quand la fécondé eftattaquée. Lorfqu’elles le font toutes deux en-femble , la douleur & le mal-aife font très-confidérables ; le malade ne peut avaler qu’a-vec la plus grande peine ; & la fenfibilitéeft fi grande , que j’ai vu des femmes avoirdes convulfions, toutes les fois qu’elles fai—foient effort pour avaler leur falive, ou quel—qu’autre liquide. L’on eft même quelquefoisplufieurs heures fans pouvoir rien prendre ;tout le defliis de la bouche, le fond du pa-lais , un peu de la bafe de la langue fontlégèrement rouges.
Plufieurs malades avalent le liquide plus