94 E S Q U I X A N C I E.de l’entrée du canal de la refpiration font atta-quées, il eft, de plus, très-difficile de refpi-rer ; le malade fent de l’angoiffe, des fuffo-cations, le mal gagne quelquefois la glotte,la trachée-artere, le poumon; & la maladieeft promptement mortelle.
L’inflammation des autres parties eft moinsdangereufe, & elle l’eft d’autant moins quele mal eft plus extérieur. Quand l’inflamma-tion eft générale, & quelle occupe toutesces parties , 6c , de plus, les amygdales ,la luette , la bafè de la langue , c’eft unedes maladies les plus dangereufes & les plushorribles. Le vifage eft enflé & enflammé ,tout l’intérieur de la gorge l’eft également,le malade n’avale quoi que ce foit, il ref-pire avec une peine 6c une angoiffe, qui,jointes à l’engorgement du cerveau, le jet-tent dans une efpece de délire furieux ; lalangue enfle 6c fort de la bouche, les na-rines font dilatées pour refpirer; tout le col,jufques au-deflous de la poitrine , eft excef-fiveinent gonflé ; le pouls eft très-fréquent,très-foible, 6c fouvent intermittent; le ma-lade n’a point de forces, 6c meurt ordi-nairement le fécond ou troifteme jour. Heu-reufement cette efpece, que j’ai vue fouventen Languedoc, eft très-rare en ce pays oùle mal eft moins violent, 6c où je n’ai vumourir de cette maladie , que par le mau-vais traitement, ou quelques circonftances ac-cidentelles , étrangères à la maladie. Sur legrand nombre de malades que j’ai traités, jen’en ai perdu qu’un, dont je parlerai plus bas,