Pleurésie. 93Il eft aifé d’en déterminer l’ufàge. Le Ge-nipi eft puiflamment amer, il échauffe & faitfuer L’on ne doit donc jamais l’employerdans une pleuréfie, tant que les vaiffeaux fontpleins, le pouls dur, la fievre forte, le fangenflammé. Dans tous ces cas, il augmente-rait le mal ; mais, fur la lin de la maladie,quand les vaiffeaux font défemplis, le fangdélayé , la fievre diminuée , alors on peuts’en fervir , en fe fbuvenant toujours qu’ileft chaud, & qu’il faut l’employer fobrement.
CHAPITRE VI.
Des maux de gorge.
§ 102. L A gorge eft fujette à plufieurs ma-ladies. L’une des plus fréquentes & des plusdangereufes, c’eft l’inflammation, qu’011 ap-pelle ordinairement Efquinancie , & qui eftune maladie du même genre que l’inflam-mation de poitrine , mais dans une partiedifférente, ce qui fait que les fymptômes fontfort différents. Ils varient même fuivant lesdifférentes parties de la gorge qui font en-flammées.
§ 103. Les fymptômes généraux de l’in-flammation de la gorge font, le friffon , lachaleur, la fievre, le mal de tête, les urinesrouges, la difficulté, & quelquefois l’impoffi-bilité d’avaler quoi que ce foit. Mais fi les par-ties les plus voifines de la glotte, c’eft-à-dire,