Ç2 Pleurésie.ladie , ont fouvent des rechutes, fur-tout lesivrognes. J’en ai vu un qui comptoit fes pleu-réfies par douzaines,, Quelques faignées detemps en temps pourraient prévenir ces re-tours fréquents , qui, joints à l’ivrognerie,les rendent languiflants & ftupides à la fleurde l’âge. Ils tombent dans une efpece d’aflh-me , & delà dans l’hydropifie ; trifte fin di-gne de leur vie. Ceux qui peuvent s’aftrein-dre à quelques foins, peuvent auffi les préve-nir fans faignées, par un régime rafraîchiflant,en fe privant de temps en temps de viande Scde vin, en buvant du petit-lait, ou d’une desboiffons N u . 1,2,4, & en prenant quel-ques bains de pied tiedes, fur-tout dans lesfaifons dans lefquelles ces maux ont accou-tumé de revenir.
§ 10 j. Il y a deux remedes très-ufités danscette maladie, parmi le Payfan, & vantésmême par quelques Médecins, le fimg debouquetin , & la fuie dans un œuf. Je nenie point que bien des gens n’aient été gué-ris après l’ulàge de ces remedes ; mais il 11’eneft pas moins vrai que l’un & l’autre, auffi-bien que l’œuf dans lequel on prend la fuie,font dangereux ; ainfi il efl: prudent de nejamais les employer, puifqu’il y a beaucoupde probabilité, qu’ils feront un peu de mal,.& une certitude qu’ils ne peuvent point fairede bien.
Le genipi, ou l’abfinthe des Alpes , s’eftauflï acquis beaucoup de réputation , & aoccafionné beaucoup de difputes entre les Mi-niflres très-zélés, & un Médecin très-éclairé.