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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
88
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SS Pleurésie.

§ 94. Cette maladie eft une des plus fré-quentes , & des plus meurtrières, tant parelle-même, que, dans nos campagnes, parle mauvais traitement. Le préjugé , qui veutque toutes les maladies fe guériffent par leslueurs, réglé tout le traitement de la pleu-réfie, &, dès quun malade a un point, furle champ on met en œuvre tous les reine-des chauds. Cette funefte erreur tue plus degens que la poudre à canon ; & elle eft dau-tant plus facheufe, que la maladie eft plusviolente, & quordinairement il ny a pasun moment à perdre ; tout dépend des pre-mières heures.

§ ^5- Le traitement eft préciféinent le mê-me , à tous égards, que celui de la périp-neumonie ; parce que , je le répété, ceftla même maladie ; ainft les laignées , lesboiftons émollientes & délayantes, les va-peurs, les lavements, la potion (N°. b.)les cataplaftnes émollients , l'ont les vrais re-medes ; peut-être ces derniers l'ont-ils en-core plus efficaces dans ce cas, & lon doiten appliquer continuellement fur le point pen-dant ies premiers jours ; mais fi le point fub-fifte après que les faignées & les délayantsont défempli & amolli le pouls, il faut ap-pliquer des véficatoires, ou plutôt appliquerun grand véficatoire fur le point même.

La première faignée, fur-tout fi elle eft con-fidérable, diminue prelque toujours le point,&c fouvent le diffipe entièrement ; mais re-vient ordinairement au bout de quelques heu-res ou dans le même endroit, ou quelquefois