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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
87
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Pleurésie. 87vent, dès les commencements, des crachatstels que dans linflammation de poitrine, dau-tres fois, il nen vient point du tout ; ceft cequ011 appelle pleuréfie feche , qui neft pasrare. Quelquefois le malade touffe peu oupoint. Il fe couche fouvent plus aifément furle côté malade que fur le fain. La marchede la maladie eft la même que dans la ma- 1ladie précédente; comment ferait-elle dif-férente ? Et les moyens de guérifon les mê-mes. Il furvient fouvent des faignements denez très-confidérables, & qui foulagent beau-coup ; mais il en furvient quelquefois duneefpece de fang corrompu, quand le maladeeft très-mal -, qui annoncent la mort.

§ 93. Cette maladie eft fréquemment pro-duite par la boiffon froide quand on a chaud;& alors elle efl: quelquefois fi violente, quonla vue tuer le malade en. trois heures. Unjeune homme mourut au pied de la fontainemême il sétoit défalteré. Il nefl: pas rareque les pleuréfies tuent en trois jours.

Le point difparoît quelquefois, & le ma-lade fe plaint moins ; mais en même-tempsfon vifage change, & devient pâle & trifle,fes yeux fe troublent, le pouls saffoiblit; ceftun tranfport de lhumeur au cerveau; ce caseft prefque toujours mortel.

Il ny a point de maladie dans laquelleles fymptômes critiques foient plus violents& plus marqués que dans celle-ci. Il eft bonden être averti pour ne pas trop seffrayer;la guérifon furvient fouvent, au momentlon attendoit la mort.