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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
86
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86 P L £ U R É S I E.temps de leurs réglés, cela ne doit ni em-pêcher les faignées réitérées, ni rien chan-ger du tout au traitement.

Lon voit par- que la pleuréfie neft quuneinflammation du poumon, accompagnée dunevive douleur.

§ 91. Je fais que, quelquefois, linflam-mation du poumon (é communique à cettemembrane, qui tapifle intérieurement la poi-trine , & quon appelle la pleure , & delàaux mufcles ou chairs qui font fur les côtes;mais cela nefl: pas ordinaire.

§ 92. Le printemps eft la faifon qui pro-duit le plus de pleuréfies ; elles font ordinai-rement rares en été; mais, en lannée 1762,il y en a eu plufieurs pendant le temps desplus grandes chaleurs, qui ont été excefli-ves. Le mal commence par un friflon ordi-nairement très-fort, fuivi de chaleur, de toux,doppreftion , quelquefois dun fentiment derefferrement dans toute la poitrine, de malde tête , de rougeur de joues , denvie devomir. Le point ne fe fait pas toujours fentirdabord ; fouvent ce nefl: quaprès plufieursheures, quelquefois le fécond , & meme letroifieme jour. Le malade fent quelquefoisdeux points ; mais il eft rare quils foienr éga-lement forts, &c le plus léger d'ifparoît bien-tôt ; dautres fois le point change de place,ce qui eft un bien fi le premier fe diflipeparfaitement, un mal sils fubfiftent tous deux.Le pouls eft ordinairement très-dur dans cettemaladie; mais dans le cas fâcheux des § 47& 90, il devient mou ÔC petit. Il paroît fou-