Pleurésie. 85je viens de parler ; ainfi je 11’ai prefque rienà en dire de parriculier.
§ 90. La caufe en eft , tour comme decette première maladie , une inflammationdu poumon ; mais une inflammation peut-être plus extérieure. La feule différence con-fidérable dans les fymptômes , c’eft que lapleuréfie eft accompagnée d’une douleur très-vive , qu’on fent fous les côtes , & qu’onappelle ordinairement point. Cette douleurfe fait fentir indifféremment fur toutes les par-ties de la poitrine , mais plus ordinairementfur les côtés fous les mamelles, & peut-êtreplus fouvent du côté droit. La douleur re-double quand on touffe, & quand on inf-pire , c’eft-à-dire, quand on tire l’air; & lacrainte de l’augmenter, fait que quelques ma-lades s’empêchant, machinalement, autantqu’ils peuvent, de toufîer & de refpirer, em-pirent leur état, en arrêtant le fan g dans lepoumon , qui bientôt, en eft rempli ; l’in-flammation de ce vifcere devient générale,le fàng fe porte à la tête, le vifage devientlivide , le malade fuffoque, & tombe dansl’état décrit § 47.
Quelquefois la douleur eft fi violente, quefi la toux eft forte en même-temps, & queles malades ne puiflènt pas l’arrêter, ils pren-nent des convulfions , comme je l’ai vu plu-fieurs fois , mais prefque toujours chez desfemmes, qui font d’ailleurs beaucoup moinsfujettes que les hommes à cette maladie, Scà tous les maux inflammatoires. Je dois aver-tir ici que fi elles en font attaquées dans le