&4 Pleurésie.
une nouvelle inflammation dont les fuites fé-
roient très-dangereufes.
§ 87. Les remedes les plus propres à dé-truire ce mal, & dont j’ai vu quelques bonseffets, font le petit-lait N°. 17., & les pi-lules N°. 18. L’on prend vingt pilules, &un demi pot de petit-lait tous les matins pen-dant long-temps, & l’on refpire , de tempsen temps, la vapeur de l’eau chaude.
§ 88. Le poumon , dans l’état naturelde parfaite fanté , touche la membrane quitapifle l’intérieur de la poitrine, mais ne luiefl: pas attaché. Il arrive fouvent, après l’in-flammation de poitrine, la pleuréfie, & dansd’autres cas, que ces deux parties fe collentl’une à l’autre , & ne fe détachent jamais imais c’eft à peine un mal ; on l’ignore mêmeordinairement, parce que la fanté n’en eflpoint dérangée , & l’on ne fait jamais rienpour y remédier. J’ai vu cependant quelquescas dans lelquels cette adhérence nuifoit évi-demment.
CHAPITRE V.
De La PLeuréJïe.
s 89. L A pleuréfie, qu’on reconnoît prin-cipalement à ces quatre caraéteres, une fortefievre, de la peine à refpirer, de la toux,& une vive douleur dans l’enceinte de lapoitrine, la pleuréfie, dis-je, n’eft point unemaladie différente de la péripneumonie dont