de Poitrine. 8?des remedes chauds. Une angoiffe infoute-nable, une très-grande foiblefle , des défail-lances fréquentes , le froid des extrémités ,une eau livide 8t puante, qui fort au-lieudes crachats , quelquefois clés plaques noi-râtres fur la poitrine, font connoître ce trilleétat. J’ai vu , dans un cas de cette elpece,chez un homme qui avoit été attaqué de cettemaladie , après une marche forcée à pied ,& à qui l’on avoit donné un vin avec desaromates pour le faire fuer, l’haleine fi hor-riblement puante , que fa femme eut plufieursfoibleiTes en le fervant. Je ne trouvai plusquand je le vis, de pouls ni de raifon, 8eje ne lui ordonnai rien; il mourut une heureaprès, au commencement du troifieme jour.
§ 86. L’inflammation peut auffi fe dur-cir, 8c il fe forme alors ce qu’on appelle unfcjuirrhe ; c’efi: une tumeur fort dure , qui nefait pas de douleur. On connoit que cela ar-rive quand la maladie ne fe termine d’aucunedes façons dont j’ai parlé ; que cependant lafievre 8c les autres accidents fe chffipent ,mais que la relpiration refte toujours un peugênée, que le malade conferve un fentimentincommode , dans un des côtés de la poi-trine , 8e qu’il a de temps en temps une touxfeche, qui augmente après l’exercice, 8e aprèsle repas. Ce mal ne fe guérit que bien ra-rement ; mais on voit des gens qui en fontatteints 8e qui vivent longues années, fansde grands maux. Ils doivent éviter toutesles occafions d’échauffement, qui pourraientaifément procurer, autour de cette tumeur,