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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
82
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Inflammationcela eft arrivé par le fentiment du malade,qui apperqoit un mouvement fmgulier , ac-compagné allez ordinairement dune défail-lance , loppreflion & langoiffe finiflent furle champ, la fievre diminue , la toux con-tinue cependant ordinairement, mais moinsviolente, & fans aucune expectoration. La-mandement ne dure pas long-temps ; parceque le pus augmentant tous les jours, & de-venant plus âcre, le poumon fe trouve gê-, irrité, rongé. La difficulté de refpirer,la fievre, la chaleur, la foif, linfomnie, ledégoût, la maigreur reviennent avec plufieursautres accidents, quil eft inutile de détaillerici, & fur-tout de fréquentes foibleffes. Lemalade doit être au régime, qui retarde lesprogrès du mal auffi long-temps quil efl: pofiiîble ; mais il ny a point de remede quedouvrir la poitrine entre deux côtes, pourévacuer par ce moyen , ce pus, & arrêterles délordres quil occafionne. Cefl ce quonappelle lopération de lempyeine. Je nenparlerai pas, parce quelle ne doit être faiteque par dhabiles gens, & ce neft pas poureux que jécris. Javeris feulement, quelleefl: moins douloureufe queffrayante, & que,fi lon attend trop long temps à la faire, elledevient inutile, & le malade meurt miféra-blement.

§ 85. Lon voit tous les jours que lesinflammations extérieures fe gangrènent. Lamême chofe arrive au poumon , quand lafievre efl: exceffive , linflammation naturel-lement très-violente, ou quon laugmente par