Inflammationcela eft arrivé par le fentiment du malade,qui apperqoit un mouvement fmgulier , ac-compagné allez ordinairement d’une défail-lance , l’oppreflion & l’angoiffe finiflent furle champ, la fievre diminue , la toux con-tinue cependant ordinairement, mais moinsviolente, & fans aucune expectoration. L’a-mandement ne dure pas long-temps ; parceque le pus augmentant tous les jours, & de-venant plus âcre, le poumon fe trouve gê-né, irrité, rongé. La difficulté de refpirer,la fievre, la chaleur, la foif, l’infomnie, ledégoût, la maigreur reviennent avec plufieursautres accidents, qu’il eft inutile de détaillerici, & fur-tout de fréquentes foibleffes. Lemalade doit être au régime, qui retarde lesprogrès du mal auffi long-temps qu’il efl: pofiiîble ; mais il n’y a point de remede qued’ouvrir la poitrine entre deux côtes, pourévacuer par ce moyen , ce pus, & arrêterles délordres qu’il occafionne. C’efl ce qu’onappelle l’opération de l’empyeine. Je n’enparlerai pas, parce qu’elle ne doit être faiteque par d’habiles gens, & ce n’eft pas poureux que j’écris. J’averis feulement, qu’elleefl: moins douloureufe qu’effrayante, & que,fi l’on attend trop long temps à la faire, elledevient inutile, & le malade meurt miféra-blement.
§ 85. L’on voit tous les jours que lesinflammations extérieures fe gangrènent. Lamême chofe arrive au poumon , quand lafievre efl: exceffive , l’inflammation naturel-lement très-violente, ou qu’on l’augmente par