de Poitrine. 73’toit bien dangereux de décider qu’il n’y apoint d’abcès dans une poitrine, parce quellene rend pas un fon lourd.
§ 69. Quand une vomique eft formée ,tant qu’elle ne Te vuide pas, tous les acci-dents que j’ai détaillés augmentent, & la vo-mique s’étend ; tout le côté du poumon ma-lade devient quelquefois un fac de pus ; lecôté fain eft comprimé ; le malade meurt fuft-foqué, après des angoiltes terribles, avec lepoumon plein de pus, fans en avoir jamaiscraché.
Il eft important, pour éviter ces malheurs,de procurer la rupture de la vomique, dèsque l’on eft fur quelle exifte ; & commeil vaut mieux qu’elle fe rompe dans le pou-mon , parce qu’alors on peut la cracher, quedans la cavité de la poitrine, par les railônsque je détaillerai plus bas , il faut faire enforte que cette rupture fe faite intérieurement.
§ 70. Les moyens les plus efficaces pourcela , font i°. de faire refpirer continuel-lement au malade la vapeur d’eau chaude.i y . Quand on a, par ce moyen, ramolli lapartie du fac de l’abcès où l’on fouhaite quela rupture fe faite, on donne au malade unegrande quantité de liquide , & d’un liquidefort émollient , comme tifane d’orge , laitd’amandes, bouillon de veau , eau & lait.Par-là on tient l’eftomac toujours plein , §cla réfiftance au poumon étant confidérablede ce côté , les matières fe portent naturel-lement du côté de la trachée-artere, ou con-duit de l’air, parce quelles y trouvent moinsTome /, D