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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
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71 I N F L A M M A T I O Ndant la nuit ; fes urines font rougeâtres, quel-quefois écuineufes, d’autres fois huileufes. Il luimonte tout-à-coup des feux au vifage ; prefique tous ont ordinairement un goût horribledans la bouche , les uns, de vieux froma-ge , les autres, d’œufs pourris, de troiliemes,de viande corrompue ; ils maigrifient confi-dérablement. Il y en a que rien ne défal-tere ; ils ont la bouche & la langue feches,la voix foible &c rauque , les yeux caves,fouvent quelque chofe d’un peu égaré dansla vue ; ils ont un dégoût général , & s’ilsdéfirent certains aliments, avant que de lesvoir, ils les rebutent dès qu’on les leur of-fre ; les forces fe perdent.

Outre ces fymprômes, l’on remarque quel-quefois fur la poitrine, du côté malade, unetrès-légere enflure, & un changement de cou-leur prefqu’infenfible. Si la vomique efl: pla-cée tout-à-fait au bas du poulmon , dans lapartie intérieure, c’eft-à-dire, près du milieude la poitrine , on peut fentir, dans quel-ques fujets , du gonflement, en preflant lecreux de l’eflomac, fur-tout lorfque le ma-lade touffe. Enfin , fuivant les obfervationsd’un Médecin Allemand, fi l’on frappe avecla main fur la^oitrine , couverte d’une fim-ple chemife , elle rend , dans l’endroit quiefl fur la vomique, un fion fourd , commefi l’on frappoit fur un morceau de chair ; au-lieu qu’en frappant fur l’autre côté, elle rendun fbn fonore , comme fi l’on frappoit furune caiffe. Mais je doute encore que cetteobfervation foit généralement vraie, & il fe-