de Poitrine. 71res pour la guérifon, n’ont pas eu lieu dansles quatorze premiers jours. Au bout de cesquatorze jours, le malade n’eft pas guéri, nimême confidérablement foulage ; mais , aucontraire, la fievre continue d’être allez for-te , avec un pouls toujours vite, ordinaire-ment mol, foible, quelquefois cependant afifez dur, fouvent ondoyant; la refpiration eltencore gênée, avec de petits friffons de tempsen temps, un redoublement de fievre le foir,les joues rouges, les levres feches, de l’al-tération.
L’augmentation de ces mêmes fymptômesannonce que le pus eft tout formé; la toux,alors, devient plus continue, elle redoubleau moindre mouvement, ou dès. que le ma-lade a pris quelque nourriture ; il ne peut fecoucher que du côté malade, fouvent il nepeut point fe coucher du tout, mais il eftobligé d’être tout le jour affis , quelquefoismême fans ofer s’appuyer fur les reins, crainted’augmenter la toux & l’oppreflion ; il ne peutpoint dormir ; il a une fievre continue , &fouvent des intermittences dans le pouls.
Non-feulement la fievre augmente tous lesfoirs, mais la plus petite dofe d’aliments, leplus léger mouvement, un peu de toux, unelégère agitation de l’ame, un peu de chaleurdans la chambre, un bouillon un peu tropfort ou un peu trop falé, augmentent dansle moment la viteflè du pouls. Le maladeeft inquiet, il a des moments d’angoïfies ter-ribles , accompagnées & fuivies de fueurs furla poitrine, & fur-tout au vilàge. 11 fue pen-