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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
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jo Inflammationsy attend le moins. Jai vu un malade mou-rir , en portant une cuillerée de loupe à fabouche ; un autre en le mouchant. Il nyavoit aucun lymptôme , qui pût faire croireleur mort plus prochaine dans ce moment quequelques heures auparavant. Le pus fort or-dinairement par la bouche, après la mort,& les cadavres l'ont très-promptement cor-rompus.

§ 67. Lon appelle vomique couverte, cellequi na pas percé, ouverte celle qui eft rom-pue. 11 eft important de traiter exaélementcette matière, parce que ces vomiques tuentbeaucoup de gens dans les campagnes, fansquon foupqonne même de quoi ils meurent ;& elles font fouvent produites, parce quon anégligé la faignée dans le commencement desinflammations de poitrine. Jen ai eu un exem-ple , il ny a que quelques jours , chez unRégent ou Maître décole de village. Il avoitune vomique ouverte très-confidérable dansle poulmon-gauche , qui étoit la fuite duneinflammation de poitrine mal conduite dansles commencements. 11 me parut quil ne pou-voit pas vivre vingt-quatre heures ; & il mou-rut en effet dans la nuit, après des angoif-fes inexprimables. Jai lieu de croire quil mou-rut quand la vomique creva; il fortit beau-coup de pus de fa bouche après fa mort.

§ 68. Lon ne peut ni voir, ni toucher,ce quil y a dans la poitrine ; ceft ce quifait que fouvent lon na pas connu les vomi-ques. Les lignes fuivants font préfumer quellesfe forment. Les évacuations, qui font ncceffai-